L'analyse d'impact
Ce que ReCoDanse fait des vidéos de personnes qui dansent, les risques pour elles, et ce qui les réduit.
Version 1.0, du 30 octobre 2026. Conduite et publiée par Arcodange, qui édite ReCoDanse.
Pourquoi cette analyse
Le règlement européen sur la protection des données (RGPD, article 35) demande une analyse d'impact quand un traitement peut faire courir un risque élevé aux personnes. Les autorités européennes ont donné neuf critères pour le reconnaître : à partir de deux, l'analyse est en général attendue.
Trois sont remplis par ReCoDanse :
- Des données très personnelles — l'image d'un corps qui danse, une voix, et, si tu l'acceptes, la zone où une vidéo a été prise.
- Des personnes vulnérables — un cours filmé peut montrer des mineurs.
- Des techniques nouvelles — repérer les visages pour les cacher, reconnaître un mouvement dansé, un assistant qui répond par écrit.
Deux autres sont discutés dans l'analyse : l'évaluation d'un contenu (danse ou non, nudité), qui ne note jamais une personne ; et les personnes filmées sans compte, qui ont moins de moyens d'agir. Aucun des cas où l'analyse est obligatoire de plein droit ne s'applique : aucune décision sur une personne n'est prise par une machine, il n'y a ni données de santé ni surveillance d'un lieu, et ReCoDanse compte quelques dizaines de comptes. Nous la conduisons quand même, et nous la publions.
Ce que fait ReCoDanse
Tu filmes tes cours de danse et tu t'entraînes avec. Si tu as un compte, une copie allégée de tes vidéos est gardée pour toi, dans l'Union européenne. Avant qu'une vidéo puisse être montrée à quelqu'un d'autre, elle est analysée : est-ce bien de la danse, y a-t-il de la nudité ? Une vidéo dont l'analyse doute attend qu'une personne de ReCoDanse la regarde.
Aucune vidéo n'est publique. Rien n'est fait pour reconnaître qui danse.
Les risques, et ce qui les réduit
- Qu'une vidéo soit vue par quelqu'un qui ne devrait pas la voir. Tout est privé par défaut ; seule une vidéo vérifiée peut sortir ; les liens d'accès expirent vite ; les extraits montrés à d'autres cachent les visages ; chaque image porte une marque discrète qui dit de quel compte vient une fuite.
- Qu'une vidéo soit retenue à tort (une danse sensuelle prise pour autre chose). Aucune décision définitive n'est prise par une machine : une personne regarde, et la sauvegarde de ta vidéo n'attend jamais l'analyse.
- Qu'une copie se perde. ReCoDanse ne touche jamais au fichier d'origine de ta vidéo ; la base de données est sauvegardée chaque nuit, chiffrée.
- Qu'un contenu illicite soit déposé. Chaque dépôt est analysé et mis de côté avant toute sortie ; une personne décide ; un contenu d'abus sur un enfant est conservé et signalé aux autorités. Tout le monde peut signaler un contenu, avec ou sans compte.
Ce qui n'est pas encore tranché
- Faire relire par un conseil la lecture selon laquelle repérer un visage ou un mouvement, sans chercher qui c'est, n'est pas une donnée biométrique.
- La façon d'informer les personnes filmées qui n'ont pas de compte, et de leur répondre sans révéler qui a filmé.
- Les durées de conservation qui restent à fixer, et dites dans Tes données personnelles à mesure qu'elles le sont.
Une question, un désaccord ? Écris-nous : [email protected].
Écrire à ReCoDanseLes versions
Une version neuve paraît à chaque changement qui touche cette analyse : une analyse automatique de plus, un nouveau prestataire, beaucoup plus de comptes.
- 1.0 — 30 octobre 2026 : Première version publiée : la grille de lecture, les risques, ce qui les réduit, et ce qui reste à faire.
